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A Savoir avec Terrasses Pierre & Bois

Du bois , de la pierre ou du composite ?

Chaque matériau a ses avantages et ses inconvénients. Pour bien choisir les matériaux pour votre terrasse et vos aménagements extérieurs, il faut juste les connaitres:

  • Le bois est le matériau qui résiste aux intempéries, le plus agréable au toucher. Donc pour marcher pied nu, y a pas mieux !
  • La pierre , tout comme les matériaux composites, accumulent la chaleur sous l’effet du soleil, d’autant plus si vous choisissez un coloris foncé. Donc attention ça brûle les pieds !

Le bois par contre est glissant, quand c’est mouillé. C’est mieux d’utiliser des lames striées ou nervurées, et moins les planches sont larges, moins elles auront tendance à creuser et stocker l’eau. La pierre sera un très bon anti dérapant, si sa surface n’a pas été poli et présente un grain important. Les composites sont d’assez bon anti dérapant, surtout s’ils sont striés.un

 

Les différentes essences de bois offrent la plus grande diversité de couleur. Par contre tous les bois perdront leur couleur d’origine, si on ne fait aucun entretien, et deviendront gris. Il est donc conseillé de les traiter avec un « saturateur », incolore , teinté ou même de couleur, pour éviter qu’ils grises. On peut aussi choisir de les laisser griser. Cela n’a aucune incidence sur sa durabilité. Attention les saturateur n’empêchement pas un bois de pourrir. Ce sont uniquement des barrières anti UV. Il faut donc les réserver aux bois imputrescible (résineux autoclavés classe 3 ou 4, résineux naturellement classe 3 comme le Douglas,le Mélèze, le chataignier, l’Acacia, ou les bois exotiques ). Les saturateurs offrent l’avantage de se dégrader sans laisser de déchets, comme les vernis ou les lazures. On n’a pas besoin de poncer. Il suffit de repasser une ou deux couches quand on le saturateur a disparu.

Les pierre ne nécessitent aucun entretien, et sont quasi inusables pour les granits notamment. Pour les calcaires, ils sont sensible aux rayures et les taches de graisses marquent plus car ils sont poreux, ce qui n’est pas le cas des granit et des basaltes .

Les composites ne nécessitent pas d’entretien. Ils vont toutefois s’éclaircir avec le temps (voir chapitre consacré aux composites ).

 

Quels sont les meilleurs bois ?

 

Pour la structure d’une terrasse, la plupart du temps elle sera en pin avec un traitement autoclave (anti pourrissement ) en classe 3 ou mieux 4 . Mais il faut éviter de former des  zones où l’eau peut stagner  (c’est pourquoi par exemple que toutes les encoches que nous faisons dans les bois disposent d’un trou d’écoulement pour l’eau ne stagne pas ). Il existe aussi des résineux naturellement classe 3, comme le Douglas ou le Mélèze. Pour le Méléze, si sa couleur rosée est très bellle , ce bois présente l’inconvénient d’être vendu souvent avec ce qu’on appelle de l’aubier dans les planches ou les poutres. Ce sont des zones proches de l’écorce et qui ne sont pas classe 3, qui pourrissent très vite. Il faut ne pas utiliser ces zones de planches (traces noires)

L’idéal est de faire une structure en bois exotique, souvent naturellement de classe 4. Mais cela revient trop cher et il est difficile de trouver des épaisseur importantes . on trouve surtout des planches et peu de poutres . Si on fait une structure sur une dalle béton, alors on peut se contenter de seulement utiliser des solives en bois exotiques (en dimensions 60 x 40 par exemple), qu’on vissera directement dans le béton. Cela ne va pas trop majorer le cout, par rapport à des solives en pin autoclavé, mais cela plus durable.

 

Les plus résistants sont les bois exotiques . Ils proviennent surtout du Brésil, d’Indonésie, et d’Afrique, notamment du Cameroun.

Ce sont des bois très denses , c'est-à-dire que les fibres de bois sont très serrées les unes contre les autres. De fait ce sont des bois très lourds, dans lesquels l’eau ne pénétre pas.

Mais tous ne se valent pas. Les plus courants sont l’IPE, le Teck, le Camaru, le Bankirai, le Marssaranduba, le Padouk .

  • Le Teck est devenu rare et très cher
  • L’IPE est la valeur sûre. C’est un bois avec très peu de veine, très uniforme en terme de couleur, d’un brun moyen, qui va s’éclaircir en tirant sur le beige sous les UV, avant de virer au gris. Il faut donc passer le saturateur avant qu’il grise. C’est bois très solide et stable.
  • La Camaru est aussi un bon bois un peu moins cher que L’IPE
  • Le Bankirai est un bois assez terne , d’un brun qui tire vert le bordeaux sombre. Il grise moins que l’IPE . Il a une couleur moins gaie mais coute moins cher
  • La Marsaranduba est le bois exotique le plus clair, d’un beau coloris de bois blond. Par contre c’est celui qui a le plus de retrait. C’est mieux de l’utiliser en caillebotis plutôt qu’en planches de grandes longueurs
  • La Padouk est le bois le plus original.  Après coupe il est très rouge. Mais en 2 semaines il passe à une teinte de beau bois assez foncé, avec une nuance de bordeau. Au bout de 4 semaines, il commence à griser.  Il faut donc vite passer un saturateur dessus, légèrement teinté. Vous verrai alors qu’aucune planche n’a la même couleur. Il y a des nuances de très clair à très foncé. Si on ne veut pas quelque chose d’uniforme comme l’IPE, c’est original et à mon gout très beau. Mais c’est subjectif !

 

Le bois en planches ou en caillebotis ?

Les caillebotis utilisent des lames de bois moins large (généralement 70 ou 90 mm ) alors que les planches sont généralement en 120 ou 145 mm. De fait les caillebotis sont parfois moins chers au m² que les planches, car malgré la main d’œuvre en plus, les lames de petites largeur sont moins couteuses, car elles sont souvent coupées dans des planches larges qui présentaient des petits défauts sur les bords. En recoupant ces planches on peut ainsi les recycler pour faire des caillebotis.

Les caillebotis permettent aussi d’êtres facilement démontables, et remplaçables. Les planches si elles sont fixées par clip sont difficilement voir impossible à démonter sans les découper.

Les planches en composite :

  1. Les planches pour plancher en composite existent en deux version, soit en alvéolaire, soit en plein.
  2. Les lames alvéolaires sont bien entendu moins chères et aussi moins lourdes que les lames pleines.

Pour les lames alvéolaires il faut les fixer sur des lambourdes espacées tous les 40 cm maximum (35 c’est plus sûr ), car sinon quand il fera chaud on aura de léger creux qui se formeront à la surface des lames , entre chaque lambourdes. Rien de grave, mais pas trop esthétique. Avec des lames pleines, en épaisseur de 25 à 27 mm, on pourra poser sur des lambourdes avec des entraxes de 45 à 50 cm, comme pour le bois.

 

De nombreux fabricants pour des qualités très variables !

Attention à la provenance de fabrication des lames composites. Pratiquement tous les grands fabricants utilisent la même recette, à savoir 50 % de poudre de bois et 50 % de polypropylène. C’est la composition qui donne les meilleurs résultats en terme de tenue dans le temps. Si on ne peut pas vous renseigner sur la composition, alors passez votre chemin !  ces produits s’ils sont de mauvaise qualité peuvent se transformer en « tagliatelles » sous l’effet de la chaleur. Vous aurez alors non pas un plancher, mais une succession de vaguelettes qui vont de plus se relever aux extrémités. Certains ont du tout jeter et tout refaire au bout de 3 ans ! donc attention.

Il est préférable de prendre des produits fabriqués en France, en Italie ou en Allemagne, qui bénéficient de contrôles qualité sérieux et de bon composants.

 

Attention aussi aux problèmes de dilatation. Les composites se dilatent plus que le bois. Cela complique donc les installations sur des terrasses de grandes longueurs. On ne peut alors se contenter d’un espace de seulement 2 ou 3 en extrémité de lame avant de faire démarrer la suivante. La dilatation en longueur sur 4 m peut atteindre près d’1 cm !. Donc si les lames viennent à se toucher, elles vont s’arrondir et faire une bosse. On est donc obligé de laisser comme un joint de dilatation d’environ 1 cm, ce qui est peu esthétique. Sur les  côtés entre chaque lame, un espace de 4 mm à 5 mm est suffisant.

 

Les clips :

Les lames composite se posent avec des clips soit métalliques, soit en composite.

Les clips métalliques sont moins chers, mais ils sont plus visibles et surtout il n’offrent pas une grande tenue. Si une lame se dilate, la plupart des clips métalliques sont trop minces pour bien retenir les lames (c’est encore plus vrai avec le bois). Les clips composite sont très solides et de la même couleur que les lames. Ils ont donc très discrets. Certains disposent d’une fixation centrale, ce qui permet de pouvoir accéder à la vis qui les maintient, entre deux lames, et donc de pouvoir les démonter au beau milieu de la terrasse. Ce n’est pas le cas de tous les clips. Tous permettent une pose « invisible » et rapide, mais tous ne permettent pas de se démonter, car une fois toutes les lames posées on n’a plus accès à la vis qui maintient ces clips. Seule solution casser ou découper la lame à changer. Ensuite on est souvent obligé de remettre la nouvelle lame avec des vis en apparent par le dessus. Donc attention, toutes les fixations ne se valent pas.

 

La tenue dans le temps :

Les lames composites ont l’avantage d’être sans entretien. C’est vrai, hormis le fait qu’elle peuvent finir par s’encrasser et qu’on n’évitera pas toujours un bon coup de Karcher une fois par an.

Par contre les teintes d’origine vont s’éclaircir, assez rapidement la première année, puis beaucoup plus lentement ensuite. Plus la teinte de base est foncée, plus l’éclaircissement sera important, car plus la matière est sombre plus elle capte les UV.  Un beige restera  beige, mais un noir  aura tendance à devenir gris.

Mais la aussi, attention aux origines du produit. Les adjuvants anti UV dans les colorants de plastique coûtent cher. Dans forcément dans un produit bon marché à 50 ou 60 euros /m² vous en aurez moins que dans un produit à 80 ou 100 euros /m² !  y a pas de miracle. Il suffit d’en avoir conscience.

 

La mise en œuvre :

Les composites pour les produits d’aménagement extérieur, ne contiennent aucune fibre, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Car quand on dit composite on pense fibres de verre ou de carbone. Les composites à base de résine polyester et fibres de verre ou carbone, sont très solides, du fait qu’on utilise un liant pour unir entre elles des fibres très résistantes. On parvient donc à faire des produits résistants bien aux chocs et à la flexion malgré de faibles épaisseurs.

Dans le cas des composites pour faire des lames de terrasse, rien de tout cela. Le composite est fait entre une poudre de bois, et des granules de plastique fondus. On n’a donc aucun composant fibreux et un liant sensible à la chaleur. Ceci explique que ces produits se ramollissent dès qu’il fait chaud et ne supporte que très peu d’efforts à la flexion avant de se déformer. Leur apparente solidité, surtout quand ce sont des lames pleines, est donc trompeuse, d’autant que le produit est lourd.

Autre point à savoir , leur faible résistance à l’arrachement :

Le fait de ne pas contenir de fibre, offre moins de résistance au filet d’une vis par exemple. Dès que la vis bloque, si on insiste avec une visseuse, la vis va arracher la matière, au lieu de s’enfoncer dedans comme avec le bois, ou les filets de vis viennent s’appuyer sur les fibres. De fait il faut prépercer avant de visser, comme pour les bois exotique. Ceci influe donc le temps de pose, si vous voulez ne pas utiliser de clips, ou si vous voulez faire un objet à partir de ces lames composites (escalier, bac à fleurs )